Notre charte éditoriale énonce nos engagements. Cette page en donne la version de travail : les règles que la rédaction applique article après article, publiées pour que vous puissiez juger nos textes sur des critères connus. Le déroulé concret d’un article est décrit dans notre méthode.

Les sources que nous acceptons

Chaque affirmation de santé publiée ici doit être rattachée à une source publiée, consultable et datée. À défaut, la phrase n’est pas écrite, même si elle paraît vraisemblable et même si on la lit partout.

La hiérarchie entre les sources

Toutes les sources ne se valent pas ; cet ordre décide de ce qui figure dans l’article.

Quand ces niveaux se contredisent, le supérieur l’emporte, et la contradiction est signalée au lecteur plutôt que dissimulée.

Ce que nous ne traitons jamais comme une source

Une étude isolée ne fait pas un fait acquis

Une seule étude, même récente, même publiée dans une revue reconnue, n’établit rien à elle seule. Nous ne titrons jamais sur un résultat unique comme s’il était acquis, et un tel résultat ne modifie pas un conseil de santé.

Quand nous citons une étude, nous disons sur qui elle a porté, combien de personnes, pendant combien de temps. Nous précisons lorsqu’un travail a été mené sur l’animal ou en laboratoire, et nous n’en tirons aucune conclusion pour l’être humain. Une étude suggère, observe ou associe ; le verbe prouver est réservé aux questions que les autorités de santé considèrent comme tranchées. Une association n’est pas une cause, et cela se dit dans la phrase même, pas en note de bas d’article.

Écrire ce qui est incertain

L’incertitude fait partie de l’information de santé : la masquer est une faute, l’exagérer aussi. Nous distinguons dans le texte ce qui est établi, ce qui est probable, ce sur quoi les données sont insuffisantes et ce qui reste débattu. Quand des institutions sérieuses divergent, nous indiquons qui dit quoi plutôt que de choisir à la place du lecteur.

L’absence de preuve n’est pas une preuve d’inefficacité, et ne nous autorise pas non plus à promettre un effet. Le conditionnel sert à marquer une incertitude réelle, jamais à faire passer une affirmation invérifiable. Nous n’employons pas les mots miracle, révolutionnaire, remède ou détox, ni les formules du type prouvé scientifiquement lorsque aucune référence ne les soutient.

Les chiffres

Aucun chiffre n’entre dans un article sans source identifiable ni période de référence. Nous n’inventons ni pourcentage ni proportion pour rendre une phrase frappante, et ne reprenons pas un chiffre dont l’origine s’est perdue d’un site à l’autre. Quand un risque est exprimé en pourcentage, nous précisons s’il s’agit d’une variation relative ou d’un risque absolu : la différence change tout. La règle vaut pour les chiffres qui nous concernent : nous n’en publions aucun qui soit invérifiable.

Parler de produits sans lien commercial

Nous ne vendons rien et ne tenons aucune boutique. Nous traitons les produits par catégories — hydratants, compléments alimentaires, protections solaires, méthodes d’amaigrissement — et non par classements de marques, en nous appuyant sur les mêmes sources que pour le reste : la réglementation, la position des autorités de santé sur la substance concernée, et les synthèses disponibles.

Pas de liens affiliés, pas de codes promotionnels, pas de classements rémunérés. Une marque n’est nommée que lorsque l’information l’exige — un rappel de lot, une décision d’une autorité — et jamais en contrepartie de quoi que ce soit.

Publicité et contenu éditorial

La publicité, lorsqu’il y en a, est séparée du journal. Elle n’est pas rédigée par la rédaction, n’emprunte ni la mise en page ni la typographie de nos articles, et n’apparaît jamais sous une forme qui pourrait la faire prendre pour un texte éditorial. Tout contenu payé par un tiers porte la mention Publicité ou Contenu sponsorisé, placée au début, lisible avant la lecture, jamais en petits caractères en fin de page. Un annonceur n’obtient ni sujet, ni citation, ni lien dans un texte éditorial.

Les images

Nos images illustrent, elles ne démontrent rien : une photographie n’est jamais présentée comme la preuve d’un résultat. Nous ne publions pas de comparaison avant-après censée attester l’effet d’un produit, ni de document médical reconstitué, ni d’image retouchée pour exagérer un effet, et nous ne faisons pas passer une personne photographiée pour une lectrice, une patiente ou une spécialiste. Une légende ne peut pas affirmer ce que l’article n’affirme pas.

Dates et mises à jour

Chaque article porte sa date de publication. Modifié sur le fond, il porte en plus une date de mise à jour, la date d’origine restant visible. Nous ne redatons pas un article ancien pour le faire paraître neuf. Lorsqu’une recommandation officielle change, l’article est mis à jour ou signalé comme dépassé : un conseil périmé ne reste pas en ligne comme s’il valait toujours.

Corrections

Une coquille, une tournure fautive ou un lien cassé sont corrigés sans mention particulière. Une correction de fond — un fait, un chiffre, une source, une affirmation ayant une portée sanitaire — est traitée autrement : elle est signalée dans l’article, datée, et accompagnée de l’indication de ce qui a changé. Nous ne réparons pas une erreur en silence et ne supprimons pas un article pour effacer une faute ; un texte erroné au point de ne pouvoir être réparé est retiré, et nous le disons.

Toute personne peut nous signaler une erreur par la page contact. Nous vérifions, nous répondons, et nous disons ce que la vérification a donné, même lorsqu’elle ne conclut pas dans le sens de la demande.

Indépendance

Aucune marque, aucun laboratoire, aucun annonceur, aucune agence ne lit un article avant sa publication. Personne ne dispose d’un droit de relecture, de validation ou de veto. Après publication, une entreprise qui nous écrit passe par la même porte qu’un lecteur : elle doit établir une erreur de fait, et seule cette erreur, si elle est avérée, est corrigée. Un sujet ne s’achète pas, une mention ne se paie pas, et le choix des sujets appartient à la rédaction, dont la composition figure sur la page équipe éditoriale.

Ce que ces normes ne remplacent pas

Ces règles produisent une information générale honnête, pas une consultation. Nous n’établissons aucun diagnostic et ne prescrivons aucun traitement : pour une décision qui vous concerne, parlez à un professionnel de santé, qui connaît votre situation. Ce point est développé dans notre avertissement santé ; les informations sur l’éditeur du site figurent dans les mentions légales.